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Les guerriers enlèvent les femmes et les filles, les chargent sur leurs chevaux, et se hâtent de regagner les déserts. Puis il frappa la terre avec ce corps robuste, broya ses os et fit entrer sa longueur dans sa largeur. Lorsque les Bènou-Abs aperçurent les chamelles, ils se hâtèrent de les atteindre, et les chassèrent devant eux comme on chasse les lièvres. Tel que le jus de dattes ou le goudron épais, bouillonnant sur le feu, se répand sur les parois du vase,. Mac Guckin de Slane.

Nom: antar ibn chadad
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Amr eut pour père Moawia, lequel fut fils de Karâd, fils de Makhzoum, fils de. Cheddâd prit la parole. Elle poursuit sa route durant la journée entière , et le soir encore elle foule la terre avec la même vigueur. En continuant à utiliser ce site, vous acceptez leur utilisation. Bientôt, ayant eu occasion de donner des preuves de sa force et de sa bravoure, il fut admis à faire partie des expéditions que les Abs entreprenaient contre d’autres tribus. Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Abs, fils de Baghîd, fils de Moder.

Antara, vulgairement Antar, poète guerrier de la tribu d’Abs, l’un des héros de la guerre de Dâhis, et auteur d’une moàllaca, était, suivant l’opinion la plus générale, fils de Cheddâd, fils d’Amr, fils de Corâd, etc.

Sa mère était une esclave abyssinienne nommée Zebîbé ; elle avait eu, de son premier maître, avant d’appartenir à Cheddâd, des fils qui étaient noirs comme elle, et qui furent ainsi les frères utérins d’Antara. Trois personnages célèbres parmi les Arabes païens ont été désignés sous la qualification de Ghorâbau pluriel Aghribac’est-à-dire corbeaux, parce qu’ils étaient fils de négresses et noirs eux-mêmes.

Le premier par rang d’âge est Antara; les deux autres sont Khofâf, fils d’Omayr, de la tribu de Soulaym, et Solayk, fils d’Omayr, de la tribu de Sàd, branche de Témîm.

Chez les Arabes, avant l’islamisme, les fils nés d’un père libre et d’une mère esclave demeuraient esclaves ainsi que leur mère ; ils n’étaient avoués par leur père et affranchis de la servitude que s’ils venaient à se distinguer et à se faire un certain renom.

Antara fut donc esclave dans sa jeunesse. Il gardait les chameaux de son père Cheddâd. Bientôt, ayant eu occasion de donner des preuves de sa force et de sa bravoure, il fut admis à faire partie des expéditions que les Abs entreprenaient contre d’autres tribus. Il pria alors Cheddâd de lui accorder la liberté, et de le reconnaître pour son fils.

Cheddâd s’irrita de cette demande, refusa durement Antara, et le renvoya garder les troupeaux. Quelque temps après, tandis qu’un grand nombre de cavaliers d’Abs étaient en campagne, leur camp, défendu seulement par la famille de Corâd et quelques autres, fut envahi par une troupe considérable d’ennemis. Dans ce pressant danger, Cheddâd fut obligé d’avoir recours à son fils.

Il fit des prodiges de valeur, et anima si bien par son exemple les autres guerriers d’Abs, qu’ils mirent l’ennemi en déroute, et lui arrachèrent le butin qu’il avait enlevé. Désormais homme libre, Antara s’illustra par ses exploits et son talent poétique, sans cependant pouvoir faire oublier le vice de sa naissance, que l’envie lui reprochait souvent.

Un jour les Abs, sous la conduite du prince Cays, fils de Zohayr, ayant attaqué les Bènou-Témîm, furent repoussés et poursuivis par leurs adversaires.

Antar ibn shaddad

Antara couvrit la retraite de ses compagnons, qui, sans lui, auraient été taillés en pièces. Cays dit à ce sujet: L’indignation qu’il en conçut lui inspira une cacîda dans laquelle, en faisant son propre éloge, il lance d’une manière indirecte quelques sarcasmes contre Cays.

C’est dans cette pièce qu’il dit: Leur hospitalité, leurs vengeances, leurs amours, leur libéralité, leur ardeur pour le pillage, leur goût naturel pour la poésie, tout y est décrit avec vérité. A défaut de sources plus authentiques de renseignements sur la vie d’Antara, on peut puiser dans ce roman les notions suivantes, qui paraissent mériter confiance, parce qu’elles sont confirmées par divers passages des poésies du héros d’Abs, notamment de sa moàllaca.

Antara était amoureux de sa cousine Sntar, fille de Kbn, frère de Cheddâd. Par d’importants services rendus à Malik et à son fils Amr, il leur avait arraché la promesse de lui donner Abla en mariage. Mais Malik et Amr détestaient Antara; et, pour se soustraire à une alliance avec le fils d’une esclave, alliance qu’ils regardaient comme un déshonneur, ils mirent à l’accomplissement de leur promesse une condition qui entraîna Antara dans une entreprise périlleuse, où ils espéraient qu’il trouverait la mort.

Antara triompha de tous les dangers, et remplit la condition qui lui était imposée. Malik, n’ayant hcadad alors de prétexte pour éluder sa parole, prit la fuite avec toute sa famille, et alla s’établir loin de la tribu d’Abs. Il éprouva ensuite des malheurs, reçut de nouveaux services d’Antara, et, vaincu par les bienfaits du généreux guerrier, il finit par lui accorder la main de sa fille. Antara s’était signalé dans la guerre de Dâhis. Il parle dans ses vers de la journée de Dhou-l-Moray-kib, où il tua Dhamdham, et du combat de Forouk.

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Ses poésies ont été réunies en un diwân ou recueil, dont la bibliographie de Hadji Khalifa fait mention. Il mourut dans un âge assez avancé, probablement plusieurs années après la fin de la guerre de Dâhis et la naissance de l’islamisme. On raconte diversement sa mort. La version qui est appuyée sur le plus grand nombre de témoignages, et que l’auteur du roman a aussi adoptée, mais en y joignant des circonstances de son invention, est qu’il fut tué d’un ahtar de flèche par un Arabe de la tribu de Nebhân, branche de Tay, nommé Wizr, fils de Djâbir, et surnommé El-Açad-errahîs y le lion à la patte blessée.

Ibn-el-Kelbi, Mofaddhal, Ibn-el-Arabi et autres rapporteurs de traditions, s’accordent à dire qu’Antara, étant allé faire une incursion sur le territoire des Bènou-Nebhân, leur enleva quelques chameaux, et s’en revint chassant devant lui sa capture.

Mais Wizr était à l’affût sur son passage ; il lui lança une flèche en criant: Mais comment atteindriez-vous le fils de Selma? Le sang d’Antara resta chadqd effet sans vengeance, et Wizr, fils de Djâbir, anttar jusqu’à l’époque où les descendants de Tay se firent musulmans.

Ign était un des députés envoyés, vers de J. C, par les Bènou-Tay à Mahomet, pour lui faire leur soumission. On prétend que la haute renommée d’Antara inspira au fondateur de l’islamisme le regret de ne l’avoir pas connu, et l’on cite de Mahomet cette parole: Les poètes ont-ils laissé quelque sujet à chanter?

Mais n’ai-je pas reconnu les lieux qu’habitait ma maîtresse? Salut, demeure d’Abla dans la vallée de Djiwa! Demeure chérie, parle-moi de l’objet que j’aime.

Oui, c’est ici qu’Abla faisait son séjour, tandis que nous occupions Hasn, Sammân, et Hotethallem. Salut, restes d’une habitation depuis longtemps abandonnée, et que le départ d’Oumm-el-Haytham Abla a changée en une affreuse solitude! O fille de Makhrim Maliktu ibnn maintenant sur une terre ennemie: Le hasard d’un instant a donné naissance à l’amour que je ressens pour elle, moi qui fais aujourd’hui la guerre a sa famille; et je nourrirais une flatteuse espérance!

Non, Abla, par les jours de ton père! Mais ta présence, comment pourrais-je en jouir, quand ta famille est établie aux Oneyza, et la mienne à Ghaylam? Abla avait résolu de s’éloigner: Quelle fut ma surprise, ma douleur, lorsqu’au malin j’a-perçus au milieu des habitations, broutant les graines dit khimkhim, les chamelles destinées à porter le bagage.

Quelle fut ma douleur, à moi qu’Abla tient prisonnier par l’éclatante blancheur de ses dents légèrement crénelées, par la beauté de ses lèvres, sur lesquelles le baiser est si doux et si suave! Avant que la bouche ait effleuré ces lèvres charmantes, on respire son haleine embaumée, dont le parfum est comme celui que le musc exhale d’un vase où il est conservé.

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Telle encore est l’odeur des fleurs que les rosées du ciel ont fait croître dans une prairie dont jamais les troupeaux n’approchent, qui n’est pas souillée par le passage des animaux. Le soir et le matin, Abla est mollement étendue sur des coussins de duvet ; et moi je passe la nuit sur mon cheval noir, toujours bridé. Mon lit, c’est la selle de mon coursier, qui a les jambes solides, les flancs pleins, la partie du corps qu’entourent les sangles large et profonde.

Qui me conduira à la demeure d’Abla? Sera-ce cette robuste chamelle de Chadan condamnée à n’avoir point de lait, frappée de stérilité? Elle a marché toute la nuit, et cependant elle agite gaiement la queue; son allure est fière; elle ébranle le sol, qu’elle bat d’un pied également ferme et agile.

Elle poursuit sa route durant la journée entièreet le soir encore elle foule la terre avec la même vigueur. Telle est la course du mâle de l’autruche, qui n’a point d’oreilles, dont les jambes sont peu écartées. Autour de lui se pressent ses petits, ainsi que de jeunes chameaux du Yaman autour d’un pasteur éthiopien, dont la langue ne forme que des sons confus.

Les petits suivent comme une enseigne la tête de leur père ; ils cheminent sous ses ailes étendues, semblables aux porteurs d’un brancard funèbre, sur lesquels retombent les draps mortuaires. Au bout d’un col mince s’élève la petite tête du guide. Il est pareil à l’esclave noir qui a les oreilles coupées, et qui est velu d’une longue pelisse.

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Ma chamelle s’est désaltérée dans l’étang de Dohroudhâni, et au matin elle était déjà loin des eaux d’un pays ennemi.

Quand on la touche avec le fouet chadar, elle fait des écarts à gauche, comme si elle voulait éviter un chat terrible qui sur le soir fait retentir l’air de ses miaulements. Il semble que chaque fois qu’elle se retourne avec colère contre l’animal redoutable qui est à côté d’elle, celui-ci se défend en lui déchirant la peau avec ses dents et ses griffes. Lorsqu’elle se couche enfin pour se reposer auprès de Ridâ on entend craquer ses membres fatiguéson croirait qu’elle s’étend sur des natar secs qui se brisent avec bruit sous son poids.

Tel que le jus de dattes ou le goudron épais, bouillonnant sur le feu, se répand sur les parois du vase. O Abla, tu baisses ton voile pour dérober ton visage à ma vue. Ne suis-je pas celui qui sait triompher des chadaf couverts d’armures?

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Tu peux louer en moi des qualités que tu n’ignores pas. Mon caractère est doux et facile avec quiconque est juste a mon égard.

Mais si l’on veut m’opprimer, je deviens moi-même un dur oppresseur; j’abreuve mon ennemi d’humiliations plus amères que les sucs de la coloquinte. Souvent, lorsque la fraîcheur du soir vient calmer les ardeurs du jour, je bois un vin délicieux, acheté au prix d’un brillant métal marqué d’une empreinte. Je porte à mes lèvres une coupe de cristal d’un jaune éclatant, artistement taillée, tandis que ma main gauche tient un vase d’argent dont le goulot est fermé d’une toile fine, pour ne verser dans la coupe qu’une liqueur limpide.

Quand je suis animé par les fumées du vin, je me ruine en prodigalités; mais ma gloire reste entière, je ne me laisse emporter à aucune action qui puisse lui donner atteinte. Lorsque la raison reprend sur moi son empire, ma libéralité n’en souffre pas de diminution.

Mes sentiments, tu le sais, Abla, sont nobles et généreux. Bien des fois j’ai fait mordre la poussière à l’époux d’une jeune beauté, après lui avoir ouvert au-dessous de l’épaule une blessure pareille à une bouche dont la lèvre supérieure est fendue. Ma main, en le perçant d’un coup prompt et mortel, a fait ruisseler son sang en flots de pourpre.

Fille de Malik, interroge les guerriers, si mes exploits te sont inconnus. Je suis toujours placé sur la selle d’un puissant cheval, rapide à la course, portant les cicatrices de mille blessures. Tantôt je le pousse hors des rangs pour combattre un ennemi; tantôt je reviens vers la troupe nombreuse de mes compagnons les redoutables archers. Ils te diront, ceux qui m’ont vu à la guerre, qu’autant j’ai d’ardeur à affronter le péril, autant je montre de désintéressement quand il s’agit de partager le butin.

Antar : extraits des Mu’allaqat.

Souvent j’ai attaqué un cavalier armé de toutes pièces. Bientôt je lui ai porté un coup terrible avec une lance droite, faite d’un roseau noueux et dur. Le fer impitoyable a percé son armure et son corps: Je l’ai laissé étendu sur la terre, pour servir de pâture aux bêtes féroces, qui l’ont déchiré, et ont dévoré ses belles mains et ses beaux bras. Mon sabre s’est frayé un passage à travers la cotte de mailles large et serrée d’un guerrier qui savait défendre sa famille et ses amis, qui s’ornait à la guerre des marques distinctives de la vaillance.

Lorsqu’il m’a vu descendre de mon coursier, et m’avancer vers lui pour achever de lui donner la mort, un mouvement de lèvres, qui n’était pas un sourire, a mis ses dents à découvert.

Alors je l’ai frappé de ma lance, et je lui ai déchargé un dernier coup de mon glaive tranchant, dont la trempe est excellente. Au milieu du jour il gisait sur la poussière ; sa tête et ses mains, sur lesquelles le sang était figé, semblaient noircies avec la teinture extraite de l’izhlam. C’était un guerrier de haute stature ; ses vêtements paraissaient ubn un grand arbre plutôt qu’un homme; il ne faisait usage pour chaussure que du cuir le mieux préparé, et n’avait point eu chsdad frère jumeau.

antar ibn chadad

O beauté douce comme la brebis, heureux celui qui pourra te posséder! Ce bonheur m’est interdit ; plût au ciel que je pusse y prétendre! J’ai envoyé vers Abla une esclave, à laquelle j’ai dit:

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